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Bienvenus dans le monde merveilleux de la palynologie (l'étude du pollen). Dans cette rubrique vous pourrez voir à quoi ressemblent les grains de pollen de certaines des plantes présentées dans ce blog.

 

Mais avant toutes choses il faut répondre à quelques questions :

 

Qu'est ce qu'un grain de pollen ?

En termes savant le grain de pollen est le gamétophyte mâle des angiospermes et gymnospermes.C'est lui qui produit le gamète mâle sensé fécondé le gamète femelle lors de la reproduction sexuée de ces deux groupes de plantes.

De manière plus simple, un grain de pollen pourrait se comparer à "un testicule mobile" si l'on fait une analogie avec la reproduction animale. Chez l'homme le gamète mâle, c'est à dire le spermatozoïde, est produit dans le corps et possède un flagelle qui lui permet d'être mobile. Ainsi il peut se déplacer jusqu'au gamète femelle pour le féconder. Chez les plantes c'est le pollen, autrement dit le producteur de gamète (le gamétophyte), qui est mobile. Il va être transporté par le vent, l'eau, les insectes,... jusqu'aux organes femelles d'une fleur contenant la cellule reproductrice femelle (l'oosphère). Une fois à destination il a va acheminer la cellule reproductrice mâle jusqu'à l'oosphère pour que la fécondation ai lieu.

 

Quel taille cela fait-il ?

 Un grain de pollen mesure entre 10 et 250 microns, soit entre 1 et 25 centième de millimètre.

 

Comment les observe-t-on ?

Etant donné la taille d'un grain, il est nécessaire d'utiliser un microscope pour observer le pollen. Il est possible d'utiliser un microscope optique (qui fonctionne avec de la lumière « normale ») ou un microscope électronique (qui envoie sur l'échantillon un faisceau d'électrons). Bien que le microscope électronique soit plus précis, la plus part du temps c'est le microscope optique qui est utilisé par le palynologue lors de son travail. Il est beaucoup moins coûteux et moins compliqué à utiliser.

 

 L'identification des grains de pollen ?

Théoriquement, chaque espèce de plante produit des grains de pollen avec une morphologie propre à cette espèce. Cependant, dans la pratique il est impossible de distinguer au microscope optique certaines de ces différences. C'est pourquoi dans l'immense majorité des cas il est impossible d'identifier l'espèce qui a produite le grain que l'on observe. En revanche on peut toujours identifier au moins sa famille et bien souvent son genre.

Par exemple la Molinie et le Dactyle sont deux plantes qui appartiennent à deux genres différents de la famille des Poaceae (Graminées), et il est impossible de distinguer le pollen de l'une de celui de l'autre. Autre exemple le Chêne et le Hêtre appartiennent tous deux à  deux genres différents de la famille des Fagaceae. Dans ce cas il est possible (et même facile) de faire la distinction entre leurs pollens. En revanche il est impossible de distinguer le pollen du Chêne pubescent de celui du Chêne pédonculé deux espèces qui appartiennent au même genre. Cela peut paraître obscur mais je reviendrai dessus à chaque nouveau type de grain que je présenterai dans cette rubrique.

 

Et enfin pourquoi les observe-t-on ?

 Il y a trois principales raisons d'observer le pollen. Tout d'abord il y a les personnes qui récoltent dans des filtres à air le pollen en suspension dans l'atmosphère pour surveiller les pics de pollinisation et ainsi prévenir les allergies. Vous avez accès à ces informations sur le site internet du RNSA (réseau national de surveillance des allergies). Ensuite il y a celles qui s'intéressent au pollen que l'on trouve dans le miel pour certifier son origine florale et géographique. Cela permet de détecter d'éventuelles fraudes et de garantir un produit fidèle à son étiquette.

Enfin les palynologues au sens « classique » du terme recherchent le pollen contenu dans les sédiments ou la tourbe. La plupart des grains de pollen émis par une plante n'atteignent jamais le pistil d'une autre fleur et finissent par se déposer sur le sol mais aussi parfois dans des rivières, des lacs, des tourbières... Or le pollen possède une paroie de protection extrêmement résistante constituée de sporo-pollennine. Il se conserve très bien. Il est possible de retrouver dans certains sédiments des grains de pollen âgés de plusieurs dizaines voir centaines de millions d'années. Ainsi en identifiant et en comptant les grains de pollen contenus dans un échantillon de sédiments d'une certaine époque il est possible d'avoir une idée de la végétation présente durant cette période. Cela est très utile aux archéologues qui peuvent ainsi savoir dans quel type d'environnement vivaient les populations qu'ils étudient. Cela permet aussi d'en apprendre plus sur l'évolution du climat de la terre. En effet, dans beaucoup de cas un changement de végétation au cours du temps est du à un changement climatique.

 

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